Catherine Destivelle, né le 24 juillet 1960 à Oran/Algérie, Baccalauréat au Lycée Corot de Savigny-sur-Orge en 1977. Diplôme de kinésithérapeute à l’École Necker de kinésithérapie de Paris en 1980.

À 15 ans, Catherine Destivelle réussit les rochers les plus difficiles de la forêt de Fontainebleau. À 17 ans, durant ses week-ends de lycéenne parisienne, elle multiplie les plus grandes ascensions dans les Alpes, en cachette de ses parents inquiets de son audace.

Vers 20 ans, elle rompt avec l'escalade pour se consacrer à son métier de kinésithérapeute, mais cinq ans plus tard le goût de l'escalade reprend le dessus.

Dès le début des compétitions d'escalade, elle cueille les meilleures places, et en falaise, elle réussit le premier « 8 » féminin, degré ultime de difficulté en escalade rocheuse.

Entre 1985 et 1988, elle est considérée comme la meilleure grimpeuse du Monde. Catherine Destivelle remporte alors toutes les compétitions internationales d’escalades rocheuses et sur murs artificiels.

Ainsi propulsée sur la scène médiatique, avide de découvertes et de rencontres, elle parcourt alors la planète. Elle ramène des reportages filmés de ces voyages et de ses ascensions qui sont diffusés sur presque toutes les télévisions du monde.

En 1990, célèbre mais lassée de la compétition et de cet univers clos, elle opère un retour à la haute montagne avec une série d'ascensions et d’exploits qui font de Catherine la plus brillante alpiniste de l'histoire:

1990: pilier Bonatti sur les Drus dans le massif du Mont-Blanc, en solitaire.

1991: Première féminine et ouverture d’une nouvelle voie en solitaire en 11 jours. Unique exemple d'une ascension d'un tel engagement ouvert par une femme.

1992: face Nord de l’Eiger, l’Ogre des Alpes, en solitaire hivernal; première féminine.

1993: éperon Walker aux Grandes Jorasses en solitaire hivernal; première féminine.

1994: face Nord du Cervin par la voie Bonatti en solitaire hivernal; première féminine.

1999: face Nord de la Cima Grande, voie Brandler/Hasse dans les Dolomites en solitaire; première féminine.
À ce parcours, il faut ajouter des expéditions himalayennes:

1990: deuxième ascension en escalade libre de la voie des Yougoslaves sur la Tour sans Nom dans le massif du Baltoro au Pakistan avec Jeff Lowe.

1992: tentative d’ouverture de voie au Latok 1, Pakistan, avec Jeff Lowe.

1994: tentative d’ascension en style Alpin du pilier des Français au Makalu, Népal, avec Erik Decamp.

1995: Ascension de la face sud du Shishapangma au Tibet avec Erik Decamp, et tentative d’ouverture de voie sur la face sud de l'Annapurna.

Catherine Destivelle devient ainsi la plus connue des femmes alpinistes française.

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Elle a fait plusieurs livres:

1987: «Danseuses de Roc», Ed. Denoel

1991: «Rocs nature», Ed. Denoel

1994: «Annapurna, duo pour un 8000», Ed. Arthaud

1996: «L'apprenti alpiniste», Ed. Hachette Jeunesse

2003: «Ascensions», Ed. Arthaud
Elle est la vedette à « mains nues » de plusieurs films:

1985: «E pericoloso Sporgesi», Réalisateur Robert Nicod, 26'

1987: «Seo» (Mali), Réalisateur Pierre Antoine Hiroz, 26'

1989: «Solo thaï», Réalisateur Laurent Chevalier, 13'

1990: «Nameless Tower», 52'

1990: «Solitude en tête», Réalisateur Bernard Choquet, 10'

1991: «Onze jours dans les Drus», Réalisateur Gilles Sourice, 13'

1992: «Eiger», Réalisateur Stéphane Deplus, 26'

1992: «Ballade à Devil’s Tower», Réalisateur Pierre Antoine Hiroz, 26'

1996: «La cascade», Réalisateur Pierre Antoine Hiroz, 52'

1997: «The Old man of Hoy», Réalisateur Jim Curran, 30'

2002: «Mars», Réalisateur Emanuel Priou, 52'
Ces œuvres ont fait le tour du monde des festivals et des télévisions et contribuent au rayonnement de l’alpinisme Français dans le monde.
Catherine Destivelle s’investit également dans des actions collectives et officielles.

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